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Les Irréguliers de Baker Street : dans la lignée de Sherlock Holmes ?

Fin mars 2021, Netflix nous présente Les Irréguliers de Baker Street, une série anglaise assez teenage ; plus ou moins inspirée par l’œuvre majeure de Sir Arthur Conan Doyle.

Décrite comme le canon holmésien de l’écrivain, il se pourrait pourtant que cette dernière ne fasse finalement pas le bonheur des aficionados du célèbre Sherlock Holmes !

©FilmsActu

Synopsis
Dans le Londres de l’époque victorienne vit un petit groupe d’adolescents en grande précarité, aux abords de Baker Street. Béatrice, Jessie, Billy et Spike sont bientôt rejoints par le mystérieux Léo(pold).
Au courant du don de la jeune Jessie, John Watson sollicite la bande de joyeux lurons dans la résolution de disparitions/meurtres surnaturels. Mais la menace à laquelle ils se confrontent, dépasse en fait l’entendement…

Une ambiance à la Stranger Things…

Si vous aimez l’écrin dans lequel Eleven et ses acolytes naviguent, vous aimerez probablement celui de ce Londres ténébreux.

Même si l’époque présentée n’est pas du tout la même que celle de Stranger Things, des similitudes esthétiques sont à noter, notamment au niveau du traitement du “surnaturel à l’écran”.

L’atmosphère froide bleutée, les ambiances tamisées favorisées par l’éclairage à la bougie ; les scènes dans les pubs, les égouts, la forêt, les palais : tout est très efficace et ensorcelant.

Des incohérences historiques ?

En enquêtant un peu sur la série en elle-même et en s’intéressant aux nombreuses critiques spectateurs, le constat est étonnant : des incohérences historiques seraient à relever dans The Irregulars.

Dans les décors ? Les costumes ? Et bien non.
La polémique est beaucoup plus problématique et sombre. Certains spectateurs trouvent aberrants de voir une telle mixité sociale/ethnique, en pleine ère victorienne.
Un peu atterrée par ces remarques surréalistes, je dois dire qu’au delà d’une totale normalité affichée, j’ai apprécié fortement cette diversité à l’écran. Elle n’entrave en rien ni la qualité du récit, ni sa crédibilité.

©Red17

Des enquêtes un peu lisses…

Si vous êtes des passionnés d’enquêtes policières ou du personnage de Sherlock Holmes, il est fort probable que vous ne vous y retrouviez pas ici.

En effet, dans Les Irréguliers de Baker Street, Sherlock n’est qu’un personnage secondaire, loin d’être valorisé par la série.

Les investigations proposées au groupe mené par Béa, manquent cruellement de profondeur et de sens. On a l’impression d’avoir une exploration ludique du paranormal à l’écran. Pas plus.
En fait, The Irregulars serait un triste mélange du Club des Cinq et d’une série Disney Channel, un peu à l’instar de Les Sorciers de Waverly Place. En un peu plus trash, on vous l’accorde. Dommage.

Une caricature de Holmes et Watson ?

Il ne faut pas être un incollable du duo légendaire, pour mesurer l’immense liberté prise par les scénaristes les concernant. Trop d’ailleurs, peut-être.

Dans l’œuvre originale, John Watson – docteur de profession – narre les aventures de son ami Sherlock. Dans cette série, il n’en est rien.
Non seulement il est peu présent dans la fiction, mais en plus il s’apparente à une pauvre âme errante, courant après l’amour (non réciproque) de notre cher Holmes.

Sherlock, quant à lui, n’est que l’ombre de lui-même. Homme déchu, père démissionnaire et toxicomane à l’égo surdimensionné : nous sommes bien loin du célèbre enquêteur tant adulé !

Le traitement choisi pour chacun d’entre eux est à vrai dire assez incompréhensible. Sir Arthur Conan Doyle doit probablement se retourner dans sa tombe…

Verdict ?

Si la bande annonce suscite l’envie, cette dernière redescend très vite dès les premiers épisodes.
C’est long, redondant, décousu : on s’ennuie. Dommage.

Le casting était prometteur, tout comme la figure légendaire choisie pour porter cette série. Mais tout retombe comme un soufflé, nous laissant dans l’incompréhension et l’amertume.

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