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The Bronze Horseman une romance épique de Paullina Simons

Aujourd’hui, je vous parle de The Bronze Horseman, traduit en français sous le titre Tatiana, une romance épique écrite par Paullina Simons que vous ne pourrez plus lâcher.  

En plein siège de Leningrad, la passion bouleversante d’une jeune Russe et d’un officier de l’Armée rouge… né en Amérique. Tatiana et Alexandre se rencontrent pendant l’été 1941, le jour où l’Allemagne de Hitler déclare la guerre à l’Union soviétique de Staline. Ils s’aiment au premier regard d’un amour absolu et interdit : lié par un terrible secret, Alexandre est promis à la sœur aînée de Tatiana. Ensemble, Tatiana et Alexandre affronteront tous les dangers de cette guerre qui va bientôt précipiter leur ville dans l’horreur, la famine, la peur, le froid, la mort…

Pour être très honnête, je ne lis que rarement des romances historiques car je les trouve parfois trop pompeuses. Je me suis toutefois laissée tenter par The Bronze Horseman de Paullina Simons en raison de ses nombreuses bonnes critiques. Et autant vous dire que je n’ai pas souvent lu une histoire d’amour aussi passionnante. Classé dans le top 100 des romances à lire sur Goodreads, il m’aura fallu seulement deux jours pour dévorer les 700 pages de ce roman poignant. Et quel voyage cela a été !

UNE ROMANCE BOULEVERSANTE

En 1941, la vie à Leningrad est loin d’être facile. Le communisme sévit et Staline contrôle le pays. Tatiana, une jeune femme de 16 ans, et le reste de la famille Metanova vivent à sept dans deux pièces d’un appartement collectif. Malgré l’imminence de la guerre, Tatiana garde espoir en portant un regard empreint de douceur et d’innocence sur la vie.

« C’était un jour parfait. Pendant cinq minutes, il n’y a pas eu de guerre. Juste un magnifique dimanche de juin à Leningrad. Lorsque Tatiana a levé les yeux de sa glace, elle a vu un soldat la regarder de l’autre côté de la rue. »

Lorsque le regard de la jeune femme croise pour la première fois celui d’Alexandre à un arrêt de bus le 22 juin 1941, c’est le véritable coup de foudre. Alors que toute la ville de Leningrad est en émoi depuis qu’Hitler a déclaré la guerre à l’Union Soviétique, la rencontre de nos deux protagonistes semble arrêter le temps. L’innocence de ce doux moment va donner naissance à un amour fort mais impossible puisqu’Alexandre cache un lourd secret qui pourrait bien lui couter la vie et qu’il est par ailleurs déjà promis à Dasha, la sœur aînée de Tatiana. Clairement fous l’un de l’autre, les deux tourtereaux vont essayer de ne plus se voir et s’efforcer de résister aux sentiments qui les animent pour ne pas briser le cœur de Dasha. Et autant dire que la tâche s’annonce compliquée. Il y aura ainsi beaucoup de tension, de regards, de gestes volés et de rendez-vous secrets. L’amour que ressentent Alexandre et Tatiana est tout simplement transcendant. Dès leur première rencontre, ils étaient tout bonnement destinés l’un à l’autre.

« Dans un brouillard, des mots lui parvenaient. Ils disaient :Tania, ne fais pas ça ! Je t’aime, tu m’entends ? Je t’aime comme je n’ai jamais aimé. Lève-toi. Pour moi. Pour Dasha ! Elle a besoin de toi, n’oublie pas. Et moi aussi j’ai besoin de toi…“. C’était la voix d’Alexandre, c’étaient ses lèvres sur ma joue. ».

Comme la guerre gagne du terrain, que Leningrad est assiégée, leur routine est vite remplacée par les bombardements, le froid glacial et pénétrant russe, le rationnement, la famine ainsi que les morts que l’on ne peut plus enterrer.  Au milieu de ce chaos, une seule chose résiste : l’amour inébranlable de Tatiana et Alexandre. Et qu’est-ce qu’ils vont s’aimer ! Leurs sentiments sont si forts qu’ils sont prêts à surmonter toutes les épreuves, braver tous les obstacles, même la mort, pour vivre leur histoire ne serait-ce que quelques instants. Dans ces moments où les sentiments prennent vie, le temps s’arrête. On oublie l’horreur qu’ils vivent pour retrouver la beauté et la candeur d’un amour florissant. C’est dans ce contraste saisissant entre l’atrocité de cette guerre dévastatrice et le charme de cette romance que la plume de Paullina Simons est époustouflante. The Bronze Horseman est un ouvrage si poétique malgré les atrocités de cette période de l’Histoire que je ne peux que saluer l’auteure d’être parvenue à manier les mots avec une telle justesse. Une chose est sûre, on vibre farouchement avec ces deux personnages.

UN CONTEXTE HISTORIQUE BIEN DÉTAILLÉ

L’un des points forts de The Bronze Horseman, c’est sans aucun doute le contexte historique dans lequel se déroule le récit. C’est cela qui va donner beaucoup plus d’ampleur et de profondeur à l’idylle que vivent Alexandre et Tatiana. Paullina Simons a détaillé son ouvrage à tel point que je me suis sentie transportée dans les années 1940. Là où certains pourraient ressentir quelques longueurs avec les descriptifs du communisme, de la vie en URSS ou encore de la guerre, j’ai trouvé au contraire ces passages nécessaires. Tous ces éléments sont essentiels à l’histoire et rendent encore plus majestueuse leur romance. On se laisse facilement pénétrer par les mots et assaillir par les images qui nous viennent en tête. Un véritable page turner.

DES PERSONNAGES IMPARFAITS MAIS ATTACHANTS

Au-delà de cette romance, The Bronze Horseman est aussi une histoire de bravoure et de survie. Tatiana et Alexandre s’aiment mais c’est aussi leurs parcours individuels et cette rage de vivre qui font toute la différence dans ce livre.

Lorsque nous faisons la connaissance de Tatiana, cette dernière est dépeinte comme une adolescente insouciante, innocente et attendrissante. Elle a une joie de vivre et un regard sur le monde tellement unique en cette période traumatique, qu’à elle seule elle caractérise la douceur du roman. C’est même parfois trop beau pour être vrai. Tatiana est une femme altruiste, prête à tout sacrifier, jusqu’à son propre bonheur, pour sa famille. Un personnage profondément aimant que l’on voudrait parfois secouer pour qu’elle ne soit plus aussi soumise. Mais au fil des pages, Tatiana se révèle courageuse, combative, parfois entêtée et habitée d’une force qui réside dans l’optimisme sans faille qui l’habite. Si on peut remarquer quelques inconsistances dans la construction du personnage et que certaines de ses décisions peuvent de temps à autre être frustrantes, Tatiana est un sacré bout de femme dont la rage de vivre et la force d’aimer en feraient pâlir plus d’un.

« “Il est juste protecteur avec moi –“. “Pas protecteur, Tania. Consumé.” »

Même si j’ai aimé et adoré passionnément Alexandre, sa construction a été néanmoins plus problématique pour moi (surtout dans le troisième tome de la saga). Soldat émérite de l’Armée Rouge, Alexandre a toutes les qualités du male alpha que l’on aime dans ce genre littéraire. Agé seulement de 24 ans, il est fort, courageux, loyal et protecteur. Et c’est uniquement en présence de Tatiana qu’il se montre tendre, vulnérable et doux. L’amour qu’il lui porte est si fort et pur qu’il n’hésitera pas à mettre sa vie en danger pour la protéger. Alexandre est un héros dont le côté brut contraste fortement avec la douceur de Tatiana ce qui donne une belle profondeur à leur romance. C’est en grande partie ce qui fait le charme de The Bronze Horseman. Mais Alexandre s’avère également jaloux et possessif. Des traits de caractères par instants poussés à l’extrême et qui peuvent le rendre détestable. Je peux comprendre que les rapports entre les hommes et les femmes dans les années 1940 étaient différents d’aujourd’hui mais cela n’excuse pas tout non plus. Hormis ces quelques faiblesses qui ponctuent la narration, Alexandre est un homme foncièrement bon. Il n’est pas parfait, il est détruit par le communisme, par la guerre et fait des erreurs. Autant de failles qui le rendent bien plus humain et qui font que l’on tombe sous son charme. On prend plaisir à le voir aimer si farouchement Tatiana, à découvrir son passé mystérieux et sa force vitale.

Dans l’ensemble, Paullina Simons a fait un travail assez remarquable dans la construction de Tatiana et Alexandre. Ils nous semblent si vrais et humains dans leurs imperfections que tout au long de notre lecture on se surprend à sourire, à s’émouvoir et trembler pour eux. On se plait à les aimer et parfois à les détester au fil des pages.

LA SAGA CONTINUE

Comme vous vous en doutez, l’histoire de Tatiana et Alexandre ne s’arrête pas là. Et heureusement pour nous, car vu le cliffangher sur lequel se termine ce premier tome nous resterions sur notre faim. En effet, The Bronze Horseman est suivi par Tatiana and Alexander (Tatiana et Alexandre en français) puis par The Summer Garden (traduit sous le nom de Inoubliable Tatiana). Ces deux derniers livres sont assez différents de The Bronze Horseman en raison du style narratif choisi par l’auteure pour le bien de son œuvre. Même s’il y a quelques longueurs, la continuité des aventures de ce couple est toujours aussi prenante. On traverse à la fois le temps et l’Histoire en leur compagnie et avouons-le, on se laisse toujours autant porter par le récit. La force et la magie de leur amour demeurent intactes, si ce n’est plus fortes au fil des romans. Les épreuves qu’ils vont devoir affronter et les rebondissements du texte renforcent le regard que l’on porte envers nos deux protagonistes. Vous ne serez pas déçus de vous plonger dans cette belle saga.

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Pour conclure sur cette longue critique, aucun mot ne pourrait vraiment rendre justice à cette œuvre ni à la puissance de l’amour d’Alexandre et Tatiana. J’ai été littéralement transportée par The Bronze Horseman. Toutefois, c’est un livre qui ne plaira pas à tout le monde notamment en raison de son genre mais aussi de la longueur du récit qui peut parfois paraître répétitif ou ennuyeux. Mais cet ouvrage est aussi beau que prenant et je ne peux que vous recommander vivement de le lire pour vous faire votre propre avis.

N’hésitez pas à nous dire en commentaire ce que vous avez pensé de cette romance ou si vous avez l’intention de vous laisser tenter. Nous serons ravies d’échanger avec vous !

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