Maternité

Fuir les clichés autour de la grossesse !

Aujourd’hui, c’est un article un peu différent qui vous est proposé sur Jaïne&Co Magazine. Nous avons décidé d’étoffer notre ligne éditoriale en créant une rubrique dédiée à la maternité. Pour cela, nous accueillons au sein de notre équipe, une nouvelle contributrice qui, nous l’espérons ; vous séduira autant que nous l’avons été.

Alex a 27 ans. Elle est auxiliaire de crèche et maman de deux jeunes enfants. Ce nouveau rôle qu’elle tient depuis l’âge de 25 ans, la comble de bonheur.
Curieuse, elle dévore les œuvres et supports traitant de la grossesse, de la parentalité ou encore de l’éducation.

On s’est dit que cette passion qui l’anime méritait d’être partagée. C’est donc avec un immense plaisir que nous laissons la plume de cette jeune mère de famille s’exprimer ici.

Alex, bienvenue parmi nous. On te laisse les “clés”, la rubrique est à toi.


Qui n’a jamais entendu de clichés sur la grossesse ? Qui n‘a jamais dit à une femme qu’il sait enceinte : « Tu vas passer ton temps à pleurer ! », « Tu vas manger comme quatre », « Tu vas prendre trente kilos », « Tu vas avoir des envies bizarres » ou encore « Bon courage avec les nausées matinales ! ».

Aujourd’hui, j’écris pour couper court à certaines idées reçues qui peuvent être valables pour quelques personnes, mais qui peuvent aussi se révéler totalement fausses pour d’autres.

Avec deux grossesses à mon actif, j’ai pu constater que beaucoup de clichés avaient la vie dure.
En ce qui me concerne, je n’ai pas eu de crises de larmes, c’était même l’inverse. J’étais plus heureuse, plus joyeuse. Si mon entourage me le faisait remarquer, c’était un fait dont j’avais également conscience.

Pour ce qui est du pseudo “gros appétit”, pour moi, c’est l’opposé qui est arrivé pendant le premier trimestre de chacune de mes deux grossesses. J’étais obligée de me forcer à manger les premiers mois, j’ai donc perdu un peu de poids pendant ce laps de temps. Ce qui fait que j’ai repris mon poids de base le deuxième trimestre et que par la suite, j’ai pris une dizaine de kilos pour mes grossesses, et non pas les vingt voire trente kilos prédits par certains au début.

Ensuite les envies alimentaires de femme enceinte ne m’ont également pas concernées. Je n’ai effectivement pas eu envie de fraises en plein hiver, ou de manger un mélange de deux aliments qui ne se marient habituellement pas ensemble, comme des frites tartinées de confiture ou du fromage avec du chocolat. Je n’ai également pas eu ce que l’on pourrait appeler des « périodes alimentaires ». Ce que j’entends par là, ce sont des femmes qui pendant des jours, des semaines voire même des mois, se tournent uniquement vers un aliment ou un plat en particulier. Avaler uniquement des carottes, puis seulement des pâtes…pour ma part, j’ai mangé varié tout le long, je n’ai donc pas de dégoût de certains aliments.

Enfin, l’un des clichés les plus persistants : les nausées matinales. Symptôme très répandu, souvent révélateur d’un début de grossesse pour beaucoup.

Dans mon entourage j’ai constaté des cas de femmes enceintes qui avaient des nausées uniquement en fin de grossesse, d’autres juste en soirée au moment du coucher, et même, plus rare et plus compliqué à gérer; une qui a littéralement passé sa grossesse entière à régurgiter tous les jours ! Je m’inclue donc dans le clan des chanceuses car je n’ai pas été jusqu’aux vomissements.

J’ai eu quelques nausées les matins où je devais me lever aux aurores (vers quatre ou cinq heures du matin.) Moi qui ai toujours été quelqu’un qui tient à son petit déjeuner, je me suis retrouvée plusieurs fois à partir travailler à jeun, en emportant une petite collation pour plus tard en attendant que mon estomac se réveille doucement et que la faim se manifeste. J’avais aussi des nausées à des moments où une forte odeur se faisait sentir. Même agréable, comme celle de frites dans les restaurants ou de crêpes fraîchement sautées… même le fromage fondu de la raclette me dégoûtait au plus haut point ! Et dieu sait que celle-ci est à se damner !
J’étais obligée d’évacuer les lieux ou de couvrir mon nez de mon pull ou de mon écharpe, pour éviter de sentir ces effluves.

Bref, tous ces exemples pour vous délivrer un seul et unique message : on ne peut pas savoir à l’avance de quelle manière on va vivre notre grossesse. Il est d’ailleurs possible que vous-même fassiez des expériences différentes à chaque fois (ce qui fut mon cas).

Alors, cela ne sert à rien de se prendre la tête avant d’être confrontée à sa propre réalité.
Je souhaite à toutes celles qui veulent devenir maman un jour, ou à celles qui sont en train de le devenir ; de vivre pleinement cette incroyable aventure.
Que ce soit un passage de votre vie que vous chérissez ou que vous ne revivrez pour rien au monde, à chacune son ressenti, ses symptômes, ses désagréments, son vécu, ses émotions, ses sentiments. Bref, à chacune sa grossesse !

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