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Le Livre des Anciens une trilogie signée Mark Lawrence qui m’a emportée

Je suis une grande fan de fantasy. J’ai dévoré les Harry Potter petite, attendu les sorties des tomes 5, 6 et 7 avec impatience pendant la majeure partie de ma scolarité, découvert Uglies Trilogy de Scott Westerfeld, lu L’Héritage de Christopher Paolini, la série Chrestomanci de Diana Wynne Jones, les trilogies La Quête d’Ewilan et Les Mondes d’Ewilan de Pierre Bottero… Bref j’ai eu une enfance et adolescence bercée par la fantasy.

Puis est arrivé le lycée avec ses lectures obligatoires et MSN. Quoi ? Vous êtes trop jeunes pour connaître MSN, c’est ça ? Ah le coup de vieux. J’ai malheureusement doucement arrêté de lire autant et je passais beaucoup de temps au cinéma et devant les séries télévisées pour mes études ainsi que mon travail. 

Pourtant, j’adore toujours autant lire ! Et aujourd’hui, principalement en anglais. J’ai donc reçu pour Noël plein de livres de fantasy en anglais. Et j’en suis tombée amoureuse

J’ai retrouvé mon enthousiasme de m’enfoncer dans un canapé avec un livre, de laisser les mots imprimés sur les pages emmener mon imagination tellement loin que j’ai du mal à ressortir de ce monde fantastique. Je vous présente : la trilogie Le Livre des Anciens, de Mark Lawrence.

© Camille Weill

Qui est Mark Lawrence ?

Mark Lawrence est un écrivain américain et britannique de fantasy. Il a déjà écrit quatre trilogies : L’Empire brisé, La Reine rouge, Le Livre des anciens et Impossible Times. Il travaille actuellement sur sa cinquième saga appelée The Book of the Ice dont le premier tome est sorti le 21 avril 2020 aux Etats-Unis. Pour l’anecdote, George R. R. Martin, auteur de Game of Thrones, l’a qualifié d’excellent écrivain.

Donc le mec pèse dans le game. Mais intéressons-nous à la trilogie Le Livre des anciens. Composée de trois livres, le premier tome est sorti le 4 avril 2017 et le dernier le 4 avril 2019. Si vous vous posiez la question, le second tome est sorti le 3 avril 2018. Un livre par an !

En France, la trilogie est publiée chez Bragelonne : Sœur Écarlate (Red Sister), Sœur Grise (Grey Sister) et Sœur Sainte (Holy Sister), traduite par Claire Kreutzberger. Ayant lue la trilogie en anglais, il se peut que je ne trouve pas les termes et noms utilisés dans la version française, je m’en excuse par avance.

L’histoire de Sœur Écarlate

Vous êtes là pour ça, je le sais. Promis, c’est sans spoilers.

Le prologue de ce premier tome intrigue. Nous nous trouvons avec Sœur Ronce qui fait face à l’armée de Lano Tacsis. Vous êtes perdus ? Je l’étais aussi. Ce prologue est en fait un moyen de vous tenir en haleine. La conclusion de cette bataille vous sera narrée bien après (dans un autre tome, carrément !). Ne vous arrêtez pas là !

Car après, nous rencontrons Nona Grisaille (Nona Grey dans la version originale), petite fille d’environ huit ans, qui fait face à la potence. Remarquée par l’Abbesse Vitrage, elle est accueillie au Couvent de la Mansuétude et va y apprendre à devenir un membre de la communauté moniale des Sœurs. 

Mais Nona va surtout y rencontrer de nouvelles amies, des obstacles infranchissables et découvrir son destin.

© Camille Weill

Le monde d’Abeth

Cette histoire se passe dans le monde d’Abeth. Et je dois vous avouer un truc : j’ai mis très longtemps à comprendre le fonctionnement de ce monde. Est-ce à cause de la lecture en anglais et non dans ma langue maternelle ? Je ne sais pas. En attendant, pour vous aider à ne pas vous retrouver dans cette situation, voici une aide explicative

Attention, je ne suis pas l’auteur, l’éditeur. Ce qui suit vient de ma lecture des trois livres et des recherches que j’ai faites sur internet. 

Nous sommes dans le monde d’Abeth, planète couverte de glace qui tourne autour d’un soleil rouge agonisant. 

La plus grande partie de sa population vit dans le Goulet (the Corridor en version originale) au niveau de l’équateur, qui est en fait un grand couloir encore fertile où il n’y a pas de glace ou de neige. Au Nord et au Sud, il n’y a que de la glace. Vous voyez le Mur dans Game of Thrones ? C’est à peu près ça, mais des deux côtés, et qui se rapprochent en plus !

©Game of Thrones / HBO

Les légendes racontent que quatre tribus venues des étoiles se sont posées sur Abeth avec leurs vaisseaux pour s’y installer après avoir découvert les vestiges des Absents, un peuple disparu. Ces quatre tribus sont : les Gerants, les Hunskas, les Marjals et les Quantals. Les humains d’aujourd’hui peuvent avoir au hasard des facultés magiques d’une ou plusieurs de ses tribus.

Ils ont mis en place une lune artificielle -un grand miroir- pour empêcher la glace de recouvrir le Goulet la nuit grâce aux rayons du soleil qui s’y réfléchissent.

Ça, c’est pour le monde en général. Mais notre aventure se passe au Couvent de la Mansuétude

Le Couvent de la Mansuétude

Le couvent est dirigé par l’Abbesse Vitrage, que j’adore. Les fillettes qui arrivent pour y étudier vont d’abord en classe Écarlate. Vers douze ans, elles passent des tests et vont en classe Grise, puis en classe Mystique et enfin en classe Sainte. Les cours sont dispensés par des moniales comme Sœur Suif (Maîtresse Lame qui enseigne le combat), Sœur Poêlon (Maîtresse Voie) et Sœur Pomme (Maîtresse Ombre). Je cite ces trois-là car ce sont mes préférées (Sister Apple marry me please). 

Dessin de ©BanishedShadow

Chaque novice pourra ensuite prononcer ses vœux et devenir une moniale à part entière. Elles ont le choix entre quatre ordres : les Épousées de l’Ancêtre, les Martiales, les Silences ou les Mystiques. 

Les Sœurs ont des noms farfelus car elles choisissent leur nom moniale lorsqu’elles sont enfants et ne peuvent en changer. Donc ne soyez pas surpris de découvrir Sœur Bouilloire ou Sœur Silex. 

Pourquoi j’ai adoré ?

Cette trilogie n’est ni pour enfants, ni pour adolescents. Elle s’adresse à un public adulte. Non, il n’y a pas d’érotisme ou de pornographie, mais c’est gore. Il y a du sang, des descriptions bien dégueus, des sentiments meurtriers qu’il faut savoir assimiler comme de la fiction. 

Ayant 28 ans, relire Harry Potter c’est sympa mais ça ne m’apporte pas autant de frissons qu’à 10 ans. Avec Le Livre des Anciens, j’étais dans le suspense les 1361 pages de la trilogie. Le personnage de Nona est violent, intelligent et humain. Elle a des réactions extrêmes avec un attachement sans limite pour ses amies. Jusqu’à la dernière page du dernier livre, elle se rappellera de Saida, son amie pendue lors du premier chapitre du premier tome. Elle ne lâche rien et ne s’avoue jamais vaincue. J’admire sa force d’esprit et son obstination de réussir chaque chose qu’elle entreprend, sans se soucier une seule seconde des conséquences. 

Ça me rappelle quelqu’un…
©Game of Thrones / HBO

Le style d’écriture de Mark Lawrence m’a transportée directement sur Abeth et m’y a emprisonnée pendant de longs voyages en transports en commun, ainsi que ma convalescence du COVID-19. Chaque description est précise, chaque blessure que Nona reçoit vous atteint vous aussi. Il faut avoir le cœur et l’estomac bien accrochés pour certains passages. 

Les trois livres n’oublient jamais les sentiments humains, ne prennent pas la magie pour acquise ou simplifier la vie des personnages, ne laissent aucun détail au hasard. Je regrette de ne pas avoir d’amis avec qui partager mes sentiments par rapport à la fin de la trilogie, car ils sont très forts ! 

La trilogie est disponible sur Amazon en version Kindle et sur la Fnac en version numérique. Pour trouver les versions papier, je pense qu’il va falloir se tourner vers les librairies une fois qu’elles rouvriront. 

Alors, allez-vous vous laisser tenter par Le Livre des Anciens ?

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